Stress – gestion du stress

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Stress – gestion du stress

Nos vies respectives, dans leurs dimensions affectives, sociales ou professionnelles, sont constituées d’évènements divers et incontournables, agréables ou désagréables. Dans ce dernier cas, nous essayons de ne pas rester indifférents à ce qui nous arrive et tentons de nous ajuster à la situation. C’est le “coping” (Lazarus & Launier – 1989).

Ce concept désigne l’ensemble des processus qu’une personne interpose entre elle et un événement perçu comme menaçant pour le maîtriser, le tolérer ou en diminuer l’impact.

Le coping implique l’existence d’un problème réel ou imaginaire et la mise en place d’une réponse pour faire face à l’évènement stressant.

Ce processus d’évitement de ses émotions, donc de soi, par l’adoption automatique d’un comportement minorant l’intensité d’un mal être, induit, au terme de l’effet désiré – être bien, être mieux -, la résurgence de la souffrance, le renouvellement du processus, enfin, le renforcement du mal initial. C’est une réaction.

Le stress induit est donc une relation transactionnelle qui implique la perception et l’interprétation de la situation (Dantzer, 1989) et, par là même, des attitudes réactives de fuite ou de combat générées par la nécessité de s’adapter à un événement donné (stress perçu).

L’interaction entre le stress et les facteurs cognitifs (pensées automatiques – carte du monde), dépend de notre capacité à contrôler le cours de événements (contrôle perçu) et de l’évaluation que nous faisons de nos ressources personnelles et sociales.

Deux types de contrôle existent. Ils relèvent du contrôle perçu. Le premier type dit contrôle interne, se réfère à une croyance généralisée selon laquelle ce qui arrive dépend ou non du sujet. Le second type dit contrôle externe se réfère aussi à une croyance généralisée selon laquelle les événements sont fonction de facteurs externes.

Le système cognitif associé au type de contrôle constituent des variables modératrices ou aggravantes de la relation stress – détresse.

Cette relation est alors vécue comme un ensemble d’émotions positives ou négatives, génératrices de stress psychologique ou physique.

Les stratégies d’ajustement (coping strategy) sont le plus souvent de nature cognitivo affectives, donc subjectives, et varient selon la qualité des modes de communication d’un individu à lui même puis au groupe. Or, cette communication peut dysfonctionner.

Nonobstant l’émergence de biais dans la communication intra et inter personnelle (composantes de la personnalité, carte du monde, environnement, contexte, émotions, image de soi, image des autres, modes comparatifs, idées intrusives, projections émotionnelles, particularités et termes des objectifs, etc.), la subjectivité liée à un dysfonctionnement éloigne les personnes de la réalisation de leurs objectifs individuels ou communs par un transfert subjectif de responsabilités. “Si je souffre, et je souffre, ce n’est pas de ma faute!”.

L’amalgame entre la culpabilité et la responsabilité, fait le lit de comportements infantiles, par peur d’être sanctionné, abandonné ou rejeté et, par extension, celui de souffrances diverses.

La question se pose donc de savoir dans quelle mesure il nous est possible de prendre acte de notre responsabilité dans un événement donné, sans crainte d’être jugés (Affirmation de soi – Limites).

Par notre éventuel déni ou transfert, ne sommes nous pas, même de façon ponctuelle, auteur et acteur de nos propres difficultés?

Si un être en souffrance n’est coupable de rien, il appartient à ce dernier de modifier sa relation à lui même, à son environnement, et à la réalité.

A cet être, il appartient de concevoir une réponse habilitée (responsabilité) par rapport à un objectif et une problématique donnés et, par là même, de ne pas satisfaire au seul premier degré la célèbre phrase de Jean-Paul Sartre: “L’enfer, c’est les autres.”.

Il ne s’agit donc pas de décrire les réactions de stress par les événements auxquels le sujet est exposé (stresseurs), mais la façon dont il gère la situation (stress et contrôle perçus).

Seule une aide extérieure, donc objective, à visée individuelle puis collective, peut stopper le processus “d’escalier de la pression” inhérente au stress, et favoriser la conception d’un processus de veille (comportements adultes).

Cependant, dans le cas où une situation se dégrade de façon immédiate ou progressive, et qu’à son propos chacun dénie sa responsabilité “…Ce n’est pas moi, c’est l’autre…” (cf. Rapport victime – bourreau), des situations conflictuelles apparaissent.

Dites ou non, ces situations renforcent des facteurs d’angoisses (absence de confiance en soi, recherche d’approbation, peur de mal faire – culpabilité -, peur d’être sanctionné(e), de ne pas être à la hauteur, etc.) ou de dépression et sont vecteurs de troubles sociaux, professionnels, affectifs, physiologiques, et physiques.

A ce degré de perception, il est fondamental d’agir de sorte à instaurer un climat de confiance – d’équilibre – par une communication adaptée qui facilite un comportement responsable chez toutes les parties intervenantes dans un processus de communication adapté.

Si celui-ci est à intégrer dans une dimension verbale et non verbale, et à restituer dans un contexte social, affectif ou professionnel, qu’il nous soit permis de rappeler qu’il est parfois rendu difficile, voire douloureux, pour des questions qui relèvent de paramètres subjectifs donc affectifs (cf. biais).

Les rapports humains délétères qui s’y rapportent, obèrent la satisfaction d’objectifs sociaux et professionnels, et génèrent donc des conflits ou des comportements à risques motivés par un phénomène d’usure émotionnelle (Burn out).

Dans ce contexte, il s’agit de modifier le cours dysfonctionnel de certaines stratégies d’évitement (coping strategy) à l’aide de la modification de la perception de soi et de ses réactions, et de la conception d’objectifs adaptés.

Ceci facilitera la relation à l’environnement humain et social d’une part, et un recentrage sur les missions et responsabilités professionnelles de chacun d’autre part.

La présence de regards éventuels, facteurs d’éventuels jugements de valeurs, accroît la perception douloureuse de la situation, augmente les affects, donc aggrave la perception négative que chacun peut avoir de la situation en cherchant à induire un rapport de forces (cf. rapport victime – bourreau).

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