Dépendances : alcoolisme, toxicomanie, poly toxicomanie, addiction

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Dépendances : alcoolisme, toxicomanie, poly toxicomanie, addiction

…alcoolisme, toxicomanie – stupéfiants -, pharmaco dépendance, co dépendance, dépendance affective, jeu pathologique, dépendance sexuelle, achats compulsifs, désordre alimentaire, work alcoholic, etc…

…en bref, toute attitude ou comportement à caractère obsessionnel et compulsif qui, à force de recours incontrôlés, génère un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Au mot dépendance est associée la notion d’addiction. “L’ addiction”, ou comportement addictif, est issu du latin “ADDICERE”. Cela signifie: “être en servage volontaire” (esclavage).

La notion de dépendance repose sur trois facteurs :

  • Obsession
  • Compulsion
  • Perte de maîtrise

L’obsession consiste à ne penser qu’à l’objet de son plaisir à l’exclusion de tout autre plaisir. La personne a identifié un objet de plaisir, seul capable d’éliminer la souffrance. Laisser libre cours à ce plaisir permet d’obtenir un plaisir orgasmique.

La compulsion consiste pour la personne dépendante à savoir, tout en ne le reconnaissant pas, qu’elle ne doit pas se laisser aller à son plaisir. La personne essaye donc de résister à ses pulsions (ses désirs) jusqu’à ce que cela devienne insupportable. Ainsi, la personne “consomme” son addiction sans pouvoir se limiter ce qui lui fait perdre la maitrise de son comportement, la maîtrise d’elle même.

La perte de maîtrise consiste à ne pouvoir se limiter dans son usage de son “produit de choix” (substances psycho actives, jeu, sexe, achats compulsifs, nourriture, etc.) puis à êtreconfronté de façon plus ou moins importante aux conséquences de la perte de maîtrise (problème de santé, d’argent, d’emploi, de justice, familiaux, sentimentaux, etc.), tout en en déniant la réalité.

Les personnes qui souffrent de comportements addictifs n’ont pas choisi de perdre la maîtrise de leur comportement. Bien au contraire, elles souhaitent s’en rendre maître grâce au plaisir retiré (plaisir orgasmique). Comme, par exemple, quand les joueurs disent: “Je vais me refaire”. Ils cherchent ainsi cherchent à se protéger de la réalité et à continuer à se procurer un plaisir qui élimine leur souffrance (avoir perdu).

Le plus fréquemment, les conséquences de ces comportements sont inversement proportionnels à l’effet recherché (plaisir – maîtrise de soi).

En termes d’intervention thérapeutique, il s’agit d’aider le patient à retrouver estime et confiance en soi de sorte à ce que le recours au comportement de dépendance perde tout sens.

Jusque là, la plupart des membres d’une famille ou d’amis tentent – en toute bonne foi – de contrôler le comportement de la personne dépendante, de la raisonner, et vont parfois jusqu’à la menacer pour l’infléchir.

A la personne dépendante on refuse de donner de l’argent, on contrôle les dépenses, on exige l’emploi du temps, qu’elle justifie ses retards, on s’assure qu’elle ne vole rien, on la juge, on la culpabilise éventuellement, etc.

Ces attitudes légitimes et compréhensibles accroissent les tensions existantes et renforcent le problème. D’autant plus que soi même, on a peur, on est en colère, on culpabilise parfois et, bien évidemment, on n’accorde aucune confiance voire, on la défie.

Il est donc nécessaire que les proches apprennent à se comporter de façon adaptée de sorte à se préserver eux mêmes, et à aider la personne dépendante à réellement prendre son problème en charge.

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