Se séparer de l’être aimé est mauvais pour la santé

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Dans votre couple, vous êtes plutôt « collé-serré », ou chacun de son côté ?

De nombreuses études sociologiques, médicales et psychologiques ont mis en évidence que vivre en couple, lorsque cela se passe à peu près bien, est synonyme de bien-être psychologique. On se soutient, on se réconforte, et finalement, on agit pour l’autre comme un régulateur d’humeur.
Lisa Diamond de l’université de Salt Lake City aux Etats-Unis a voulu tester si l’inverse est également vrai. Cacher

Est-ce qu’être loin de l’être aimé a des répercussions sur l’humeur, le stress ou le sommeil ? Pour le savoir, elle a recruté des couples amenés à se séparer régulièrement, par exemple pour des raisons professionnelles. Elle a rencontré ces couples une dizaine de jours avant que Monsieur ou Madame ne parte pour un court voyage de 4 à 7 jours, et elle leur a fait passer toute une batterie de tests. Notamment, elle a analysé leur salive pour connaître leur taux de cortisol, une hormone dont le taux est plus élevé lorsqu’on ressent de l’anxiété. Puis elle les revoyait quelques jours après les retrouvailles.
Ce qu’a observé Lisa Diamond, c’est que la majorité des couples souffrait d’une telle séparation, bien qu’elle soit très courte. On observait un taux de cortisol en augmentation, ce qui veut dire que les participants étaient davantage stressés lorsqu’ils étaient seuls. Des problèmes de sommeil avaient aussi fait leur apparition, et l’humeur générale était moins bonne. Ces changements étaient surtout présents chez le partenaire resté à la maison, bien que les deux semblaient en souffrir. De façon très intéressante, ni la durée de la relation amoureuse, ni le degré de satisfaction dans le couple, ou l’habitude d’être séparés ne changeait les résultats. Et même, la présence d’un enfant à la maison n’empêchait pas ce petit coup de déprime et de stress quand l’autre était parti. Le seul facteur qui permettait d’atténuer la douleur était le fait de pouvoir se parler au téléphone chaque jour suffisamment longtemps. Et l’analyse montrait que tout revenait à la normal lorsque le partenaire rentrait au bercail.

La psychologie est parfois une science ingrate. Toutes ces analyses, ces protocoles, ces statistiques, pour finalement parvenir à la même conclusion que Paul Young: à chaque fois que tu l’éloignes, tu emportes avec toi une partie de moi.

Source : Diamond, L., Hicks, A., & Otter-Henderson, K. (2008). Every time you go away: Changes in affect, behavior, and physiology associated with travel-related separations from romantic partners. Journal of Personality and Social Psychology, 95(2), 385-403.

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