Le poids de sa succession

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Faut-il prévoir sa succession

Il est souvent un problème d’envisager sa succession.

La plupart du temps, nous préférons ne pas y penser et reporter à plus tard la résolution de ce problème.

L’avis du psychologue

Difficultés psychologiques et enjeux

Au sein de notre société, la mort a toujours été un sujet tabou sur le plan psychologique. Nous connaissons l’existence et ressentons le problème d’un terme à la vie mais nous sommes dans l’incapacité à se représenter, sur le plan psychologique, ce moment. L’événement de la mort nous échappe en matière de psychologie, et, son caractère imprévisible nous fait peur et nous pose naturellement un problème.

Par conséquent, envisager sur le plan psychologique notre disparition et ses conséquences peut constituer un véritable problème et une épreuve psychologique. Il faut en effet imaginer notre propre mort et les moments difficiles qui en découlent. Dans certains cas, il nous faut penser psychologiquement à l’avenir de notre couple, de notre conjoint qui se retrouve seul et à celui des descendants nos enfants, nos petits-enfants, désigner le ou les bénéficiaires des éventuels contrats d’assurance vie, ou prendre les dispositions qui nous tiennent à cÅ“ur (problème de préparation des obsèques, problème de don d’organe).
Préparer sa succession ne doit pas être associé, sur le plan psychologique, à la mort proche, ce peut être certes une étape pénible à franchir mais utile et évitant parfois bien des problèmes. C’est simplement faire preuve de prévoyance pour son couple et ses enfants . En effet, une succession mal préparée, ou pas préparée du tout, peut conduire à des problèmes complexes, qu’il serait souvent possible d’éviter, ou tout au moins, d’atténuer.
De manière générale, nous souhaitons, sur le plan psychologique, transmettre ce que nous avons nous-mêmes hérité et le fruit de notre travail à nos héritiers, nos enfants et petits-enfants, dans les meilleures conditions possibles. Les successions préparées posent généralement beaucoup moins de problèmes voire de conflits entre les différents héritiers.

Préparer sa succession, ce n’est pas seulement gérer le problème de la transmission de son patrimoine après son décès, mais c’est également protéger nos proches, nos enfants et petits-enfants, et/ou réaliser une transmission anticipée de ses biens, de son vivant.
Voici quelques repères juridiques importants à connaître pour bien préparer votre succession.
La Loi prévoit le problème des héritiers appelés à succéder, et dans quel ordre. Ainsi, ce sont d’abord les descendants (enfants ou petits enfants) qui héritent ; s’il n’y en a pas, ce sont les ascendants (parents, grands-parents) et collatéraux privilégiés (frères, sÅ“urs, neveux, nièces), qui héritent à leur tour, et s’il n’y en a pas, ce sont alors les collatéraux ordinaires (cousins …).
La loi prévoit également le problème de la part revenant à chacun. Pour cela, il peut être fait application :

> de la représentation (par exemple des petits enfants, qui viennent à la place de leur père ou de leur mère, et se partagent sa part);
> du degré de parenté (un héritier plus proche en degré excluant un plus éloigné).

Dans le couple le conjoint survivant occupe une place à part, et ce qu’il recueille est plus ou moins important, en fonction des héritiers rencontrés.
Il existe plusieurs moyens d’assurer un avenir à vos proches si vous veniez à disparaître :

> La donation : Elle peut être faite au bénéfice de vos enfants ou petits-enfants, de votre conjoint, d’un membre de votre famille ou même d’une personne étrangère.
> L’assurance vie : L’assurance vie est un contrat d’épargne alimenté par des versements. Le capital placé fructifie et produit des intérêts revenant au bénéficiaire désigné, enfants, petits enfants ou autres membres désignés.
> L’assurance décès : C’est un contrat d’assurance dans lequel l’assureur s’engage, moyennant une cotisation, à verser un capital, déterminé par avance, aux bénéficiaires désignés en cas de décès de l’assuré.
> Le testament : Il permet d’avantager un tiers qui, par exemple, n’est pas classé dans la liste des héritiers légaux (conjoint, enfant, petits-enfants…).

Le conseil du psychologue

Pour conclure, il n’est pas facile de prévoir le problème de la transmission de notre patrimoine. Cette démarche nous oblige à surmonter certaines difficultés psychologiques et à nous confronter au problème de notre propre rapport à la mort. Il est pourtant important de protéger notre famille, enfants, petits enfants ou autre membre désigné et de penser à ce qu’il pourrait advenir si jamais nous décédions.

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