Vivre avec une personne alcoolique

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Vivre avec une personne alcoolique

L’alcoolisme d’un membre de la sphère familiale vient toucher, bouleverser la vie de chacun. La personne alcoolique a besoin d’un accompagnement, d’un soutien dans sa démarche de soins, mais son entourage peut aussi demander de l’aide.

L’alcoolisme d’un membre de la sphère familiale vient toucher, bouleverser la vie de chacun. La personne alcoolique a besoin d’un accompagnement, d’un soutien dans sa démarche de soins, mais son entourage peut aussi demander de l’aide.

L’alcoolisme est une pathologie qui laisse l’autre démuni. On se sent impuissant face à cette addiction qui semble si tenace. La famille se retrouve peu à peu prise dans une spirale dont l’issue semble impossible.

La culture de l’alcool au sein de la famille est aussi à interroger. Il est difficile pour certains de refuser un verre à un repas, l’alcool étant très présent dans certaines familles, il est comme un symbole qui vient soutenir la virilité de chaque homme. Etre abstinent, c’est révéler qu’on a un problème avec l’alcool. Celui qui ne peut pas maîtriser sa consommation se différencie du groupe et apparaît comme un étranger. L’épouse, les enfants sont aussi gênés par cet alcoolisme stigmatisant, une certaine honte s’installe.

L’alcoolisme est envisagé par certains professionnels comme une pathologie du lien. Les liens que la personne alcoolique entretient avec ses pairs sont sans cesse mis à mal et semblent carencés.

L’alcool ayant des fonctions désinhibitrices, peut alors laisser émerger de la violence jusqu’alors refoulée. Les disputes entre conjoints se succèdent. Les relations deviennent conflictuelles, le couple parfois se sépare.

La personne alcoolique peut aussi perdre son emploi, elle ne parvient plus à assumer ses fonctions. Elle semble se désocialiser petit à petit. L’alcool est alors paradoxalement le seul objet qui va favoriser un lien social, en effet l’alcoolique va se rendre de plus en plus souvent au bar afin de retrouver ses « copains de comptoir ».

Les limites sont donc testées au plus loin, afin de s’assurer de la solidité et de la fiabilité des liens avec ses proches. L’entourage se sent poussé à bout et est désemparé. Pourtant ce sont précisément les ruptures qui viennent ensuite réactiver le sentiment de perte, de vide qui est insupportable pour la personne alcoolique. Le deuil semble impossible comme si le dedans n’était pas séparé du dehors. La relation aux autres est souvent anaclitique. Soit le lien est rompu, soit il est investi massivement.

Préconisations
L’alcoolisme d’un proche ne nous laisse donc pas indemne. Pour cette raison, la famille ne doit pas hésiter à demander du soutien à des professionnels afin de se préserver. L’alcoolisme est à envisager comme un symptôme mis en place par le sujet qui vient signifier une autre carence dans son fonctionnement. Le surveiller, contrôler ses alcoolisations peuvent renforcer un sentiment de dévalorisation. Le dialogue essentiellement peut l’aider à mettre des mots sur sa souffrance, sur ses actes.

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