Peur de l’ascenseur ? Peur des araignées ?

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Peur de l’ascenseur ? Peur des araignées

La phobie liée à un choc émotionnel, ça existe

Dans certain cas, la phobie d’un objet extérieur trouve son origine psychologique dans une confrontation traumatique à cet objet, confrontation réelle ou imaginaire mais toujours amplifiée par la peur.
Exemple: je prends l’ascenseur, celui-ci s’arrête entre deux étages, psychologiquement je me sans mal, j’ai terriblement peur, je suis seul, je sens monter un vent de panique en moi et une angoisse psychologique, face au problème, j’appuie sur les boutons, je tape à la porte, j’appelle désespérément quelqu’un, puis, l’ascenseur redémarre, tout va bien, j’arrive à l’étage voulu.

Dans cet incident on voit que l’évènementiel, sans incidence véritable, est vécu psychologiquement comme fortement traumatique et qu’il a les composantes pour former un problème d’empreinte psychologique dans la mémoire de la personne concernée.

L’avis du psychologue

Deux modes de réaction en aval :

  1. La personne reprend l’ascenseur malgré un problème psychologique d’appréhension, parfois fort, et se réapproprie l’environnement hostile pour se familiariser avec celui-ci.
  2. La personne reprend l’ascenseur avec un fort problème d’appréhension psychologique et, petit à petit l’évite et emprunte les escaliers – l’ascenseur devient phobogène et induit un comportement phobique.

La psychologie Behaviouriste parlerait de « contingent de renforcement » négatif qui infère directement sur le comportement et sur la relation à l’objet.
Dans une psychopathologie de phobie issue d’un choc traumatique ayant provoqué un stress aigü il est recommandé, pour résoudre le problème, de ne pas le laisser s’installer. Les signes d’installation sont, entre autre, la mise en place de conduites d’évitement partiel ou total, et parfois l’investissement psychologique d’un objet qui rassure lors des mises en situation.

Notons que nous ne sommes pas tout le temps égaux psychologiquement face à un évènement traumatique et que poussée d’angoisse, crise de panique et stress sont étroitement liées.

Le poids du contexte dans l’approche d’une phobie spécifique aux origines traumatiques

Notre degré de résistance face à un évènement traumatique dépend de notre état psychologique lors du vécu de l’évènement. Nos défenses, de même que nos seuils de résistance psychologique, ont des limites et sont différents pour chacun d’entre nous.
Les causes sont à la fois physiologique et psychologique.

Sur le plan physiologique le problème du stress traumatique et notamment celui lié à un évènement phobogène met en jeux certains de nos organes et sollicite notre système hormonal dont les fonctionnements sont, pour partie, singulier à chacun d’entre nous,
Sur le plan psychologique selon notre structure psychologique à l’instant du vécu de l’évènement nous aurons, plus ou moins de capacité à réagir, à prendre le recul nécessaire et à gérer l’incident traumatique.

Nous sommes donc physiquement et psychologiquement inégaux face à une situation traumatique.

Le conseil du psychologue

Vaincre le problème de sa peur passe par la confrontation progressive avec l’objet phobogène et à la prise de renseignement quant à l’objet. Pour l’exemple évoqué de l’ascenseur, il ne s’agit pas de vouloir monter, en empruntant l’ascenseur, en haut de la tour Eiffel mais de commencer par monter quelques étages (2 par exemple), de répéter l’exercice régulièrement en augmentant le nombre d’étages, en se faisant, si nécessaire au moins au début, accompagner d’une personne de confiance disponible pour entendre les problèmes d’appréhensions psychologique et les émotions vécues avant, pendant et après la mise en situation. En complément, il est intéressant de pouvoir échanger avec un professionnel du dépannage d’ascenseur pour s’informer précisément sur le fonctionnement et poser les questions qui posent problème.

Si l’approche personnelle est trop difficile sur le plan psychologique alors, trouver la solution à ce problème nécessite l’aide d’un psychothérapeute. Le courant de la psychologie comportementale et cognitive à fait ses preuves et permet notamment, en quelques séances, de retrouver une certaine sérénité et majoritairement de résoudre le problème.

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