L’alcoolisme, expression d’un mal-être

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L'alcoolisme, expression d'un mal-être

Le mot « alcoolisme » fut créé en 1849 par le médecin Magnus Huss. Il se substitua au terme d’ « ivrognerie » qui était employé auparavant.

Puis dans les années 50, le Dr Fouquet effectua de nombreux travaux autour de cette pathologie et proposa une définition de la maladie alcoolique : « la perte de la liberté de s’abstenir d’alcool ».

L’usage de cette définition est encore fréquent en alcoologie. Pourtant c’est précisément l’abstinence qui est demandée lors des cures en milieu hospitalier. Une nouvelle discipline apparaît en 1967, l’alcoologie. Aujourd’hui, l’alcoolisme représente un problème de santé publique. Comme le souligne, Mc Dougall (2004) l’addiction reproduit un état d’esclavage.

Trouver l’origine de l’alcoolisme

Il paraît important d’appréhender cette dépendance comme un symptôme qui vient signifier autre chose appartenant au fonctionnement de la personne. Un mal-être plus profond se cache derrière ces actes. L’addiction à l’alcool peut faire écho à une souffrance du passé et vient alors panser cette blessure.

Souvent l’alcoolisation est présentée par les alcooliques comme subie et n’est pas remise en cause. Elle est attribuée à différentes causes comme la solitude, un divorce Certaines personnes alcooliques se disent victimes d’un environnement socioculturel où l’alcool est très présent. D’autres ont recours à des explications scientifiques en formulant l’hypothèse d’une transmission génétique de l’alcoolisme. Par cette rationalisation est recherchée une cause cohérente, logique et acceptable par tous.

Toutes ces explications ne permettent-elles pas d’éviter de penser à la véritable origine de cette addiction ?

Elles apparaissent comme un moyen d’analyser son comportement autrement qu’en recourant à l’affectif. Par ce mécanisme de défense on recherche des appuis moraux, scientifiques. La rationalisation vient faire ainsi barrage à des pensées parfois trop douloureuses.40

Un cheminement pour s’en sortir

L’abstinence ne doit pas être précipitée et peut être envisagée à partir de la compréhension de la mise en place de ces alcoolisations.

Chez certaines personnes la suppression de ce symptôme demandera beaucoup de temps. Le recours à l’alcool évite selon elles de trop penser et supprimer cet objet risque de faire déborder un trop plein d’affects. Un important travail de réflexion, d’élaboration auprès de professionnels sera nécessaire au préalable.

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