Travail et alcool

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Travail et alcool

L’alcool au travail est un sujet complexe, son usage fait l’objet de maintes réglementations. Le code du travail précise qu’« il est interdit à toute personne d’introduire dans les établissements pour être consommé par le personnel toutes boissons alcoolisées autres que le vin, la bière, le cidre, le poiré et l’hydromel ».

Cette législation qui date en partie de 1913 peut sembler aujourd’hui un peu désuète. Il n’est pas rare de retrouver de l’alcool à des occasions festives comme lors d’un pot de départ d’un employé.

Tant que les alcoolisations permettent de partager des moments conviviaux entre collègues, elles ne sont pas remises en cause, mais dès lors qu’une situation de crise se présente, comme un accident, l’usage de l’alcool interroge alors les directions des entreprises.

Lorsque l’alcool met en difficultés plusieurs salariés au sein d’une même entreprise, une réflexion sur les conditions de travail peut permettre d’apporter un éclairage quant à leurs comportements. Certains s’alcoolisent pour « tenir le coup », faire face à la rude tâche qui leur est demandée. L’alcool fait aussi partie intégrante de la culture de certains milieux professionnels, elle s’inscrit dans les moeurs.

Par exemple, de nombreux cadres s’alcoolisent régulièreent autour de repas d’affaires, de « marchés conclus ».

A partir de quand l’usage de l’alcool sur le lieu de travail représente-il un risque ?

De plus, certains employés peuvent présenter une alcoolodépendance, comment aborder ce problème avec ces travailleurs sans les stigmatiser ?

En effet, les personnes alcooliques sont encore aujourd’hui montrées du doigt, elles craignent d’être mises à l’écart sur leur lieu de travail et se sentir dévalorisées par cette pathologie. Pourtant la question se pose, quand de l’alcool est présent dans l’entreprise. Des mesures de préventions comme des réunions d’informations sur les usages nocifs de l’alcool au travail peuvent être mises en place. Le médecin du travail représente aussi un interlocuteur privilégié. Il appartient aussi à chaque entreprise de stipuler dans leur règlement intérieur quels sont les risques liés à l’alcool au travail.

Toutes les personnes alcooliques ne s’alcoolisent pas pour autant sur leur lieu de travail. Certaines n’en éprouvent pas le besoin car elles puisent suffisamment de force dans leur travail. Elles essayent d’être « comme tout le monde » afin de protéger leur image au travail. Celui-ci peut endosser les fonctions de l’alcool en compensant le manque qu’éprouve la personne qui souffre de solitude. Le travail peut donc aussi représenter un objet de dépendance pour la personne alcoolique, mais cette dépendance est socialement acceptée contrairement à l’alcoolisme. La personne donne l’impression de s’y accrocher pour ne pas tomber. Mais le soir, face à la solitude, face à ses angoisses, ce sentiment de vide réapparaît.

Comment aider ces personnes alors à appréhender la retraite ?

Une réflexion peut être menée auprès de professionnels par rapport à ce vide que représentera cette perte, sans un recours encore plus massif à l’alcool.

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