MENOPAUSEE, QU’ELLES CONSEQUENCES SUR MON CORPS ET SUR MA SEXUALITE?

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MENOPAUSEE, QU'ELLES CONSEQUENCES SUR MON CORPS ET SUR MA SEXUALITE?

Le problème de la ménopause, bête noire des femmes à l’approche de la cinquantaine.
« Petite mort », « fin de vie », « perte de la féminité »

Tout un champ lexical faisant référence à la fin, au problème de la perte et aux désagréments du corps est utilisé pour décrire cette période du développement physique et psychologique normale et naturelle dans la vie d’une femme et pourtant source de problèmes et tant redoutée.

La ménopause phénomène biologique

La ménopause est surtout ce qui caractérise chez la femme l’arrêt de l’activité ovarienne se manifestant principalement par le problème de l’arrêt des règles. La modification hormonale qui s’ensuit va occasionner tout un tas de conséquences physiques et psychologiques plus ou moins désagréables selon les femmes telles que les bouffées de chaleur, les troubles psychologiques de l’humeur, les problèmes d’ostéoporose, les problèmes de transpirations nocturnes, les problèmes d’insomnies, les sensations de fatigue, les états psychologiques dépressifs, les céphalées, les problèmes de modification du poids, des cheveux, de la poitrine, de la peau… Autant pris isolément ces troubles physiques et/ou psychologiques ne sont pas graves, ni dangereux pour la santé. Mais ce sont leur fréquence, leur intensité et leur problème d’accumulation qui auront un impact sur la qualité de vie psychologique de la femme.

De nos jours, il existe différents traitements hormonaux préventifs, encore contestés. Doit-on traiter le problème d’un phénomène « naturel » ? Le traitement améliore t’il vraiment le quotidien des femmes ?

Peut-être que la question essentielle et le problème de la ménopause se joue du côté du psychologique ?
Effectivement, pour certaines femmes, ne plus être fécondable est, pour elles, une perte de leur identité féminine voir un problème de dégradation annoncée de leur sexualité. Surtout pour les femmes qui ont construit et basée leur identité sur leur maternité, leur couple et leur rôle de mère. Mais est ce qu’on est femme uniquement lorsqu’on est mère? les « féministes » vont s’insurger et le débat risque d’être « houleux ». Mais on comprend alors comment la ménopause sur le plan psychologique touche de prés la question de notre identité, le problème de notre rapport à soi et aussi à l’autre.

A l’éclairage de la psychologie la ménopause sera donc avant tout un travail de deuil psychologique et d’acceptation de ce qui n’est plus. Et pour certaines, cela renvoie au problème d’accepter l’inacceptable. Mais telle une fleur qui naît, s’éclot et se fane, la femme a, elle aussi, un parcours de vie physique et psychologique.
Renoncer à ne plus procréer. Mais cela ne veut pas dire ne plus avoir de sexualité et de vie de couple.

Ménopause et sexualité

Dans notre société actuelle la sexualité du couple est depuis longtemps dissociée de la procréation.
Contrairement à ce que l’on peut penser la sexualité féminine n’est pas conditionnée par ses problèmes d’ hormones ( à la différence des hommes, pour lesquels sans hormone mâle, il ne peut y avoir d’érection !). En revanche, ni un problème de ménopause ni un problème d’ablation des ovaires n’empêcheront une femme d’avoir des relations sexuelles et une sexualité épanouie. Beaucoup de mythes demeurent quant au lien sexualité et ménopause. Seule les problèmes de carence hormonale pouvant occasionner des problèmes de sécheresse vaginale et des douleurs chez la femme lors de relations sexuelles reste présent et, si on en parle à son médecin, des solutions au problème sont maintenant envisageables. Une sexualité épanouie, que ce soit à la ménopause comme tout au long de la vie, dépend de nombreux facteurs mais surtout de l’entente et de la bonne coordination entre les deux partenaires dans le couple. L’activité sexuelle représente avant tout une forme de communication dans le couple. Le corps qui change avec l’âge (aussi bien pour la femme que pour l’homme d’ailleurs) nécessitera de dépasser le problème par un travail de la femme sur son propre corps, un regard plus indulgent et bienveillant, La recherche d’une harmonie et non d’une performance.

Une étape psychologique de la vie

La ménopause fait également référence à des périodes bien spécifiques dans la vie d’une femme. La situation professionnelle à la cinquantaine pose souvent problème et est souvent menacée, et l’approche de la retraite n’est pas toujours bien vécue sur le plan psychologique car elle peut être l’amorce d’une perte d’identité sociale et d’un sentiment d’inutilité. Le syndrome psychologique du « nid vide » (départ du dernier enfant ou ado du foyer familial) peut pour certaines être un véritable problème, un moment difficile à gérer. De même, c’est aussi à cette période que peuvent apparaître des problèmes liés à l’âge des parents devenant alors une charge financière mais aussi psychologique si leur état de santé nécessite une assistance. La cinquantaine est aussi l’âge où apparaissent les deuils fragilisant toujours l’équilibre psychologique, et ce d’autant plus pour une personne mise à mal dans son identité et son statut.

Il est important de préciser que l’on repère de plus en plus fréquemment les premiers signes de la ménopause chez de jeunes femmes (avant quarante ans, voire durant la trentaine!). On appelle se phénomène ménopause précoce. Problème de dérèglement du système endocrinien, conséquence d’interventions chirurgicales telles que l’ablation des ovaires, problème d’anomalies génétiques ou physiologiques…Les causes peuvent être nombreuses et différentes (physiologiques comme psychologiques). Les femmes osent peut-être plus en parler à leur médecin en consultation et parfois des traitements existent.

Le conseil du psychologue

La ménopause peut donc être une période de problèmes de fragilité physique et psychologique, mais qui, si celle-ci est préparée et pensée par la personne, devient un passage naturel et évident dans la vie d’une femme. Il n’empêche qu’il est toujours préférable de consulter son médecin traitant ou son gynécologue afin de prévenir et anticiper les désagréments occasionnés sur le corps. La connaissance étant toujours le meilleur traitement préventif.

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