Le défi du temps : comment rester jeune ?

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Le défi du temps : comment rester jeune ?

Une image souvent négative de la vieillesse

Notre société pose parfois le problème d’une image assez négative du vieillissement.

Le regard porté par les adolescents, les jeunes adultes et parfois par les seniors sur le vieillissement induit, sur le plan psychologique, un effet d’inconscient collectif des populations âgées et conduit au problème d’une dynamique de développement d’un mouvement psychologique du jeunisme.

En matière d’étude sur la psychologie du vieillissement, actuellement monte en puissance le défi de rester jeune à tous prix, de rester en forme le plus longtemps possible, de cacher les problèmes liés aux signes de l’âge, de ne pas montrer ses faiblesses.

Notre société dévalorise la psychologie du vieillissement

Notre société accorde une grande importance au problème de l’activisme, au défi du travail à tout âge, et à la productivité à tous prix. Par cette dynamique de mouvements véhiculés dans la psychologie des seniors, elle fait émerger un véritable problème en portant un regard négatif sur les seniors qui n’exercent plus d’activités professionnelles, qui ne sont plus « actifs ». Certains vont même jusqu’à étendre le problème en considérant les retraités comme un poids, une charge pour la société. Argumentant le problème par le coût que les seniors engendrent (importantes dépenses au niveau de la santé – besoins médicaux importants).

Cette perception ignorant le rôle psychologique des seniors, constitue le problème d’une vision très réductrice. Rappelons qu’ils participent au financement de la protection sociale et qu’ils consacrent souvent leur temps libre à des activités sociales, familiales (soutien psychologique et financier à leurs enfants, garde de leurs petits-enfants) et culturelles (bénévolat, création d’association). Plus que de focaliser sur les problèmes véhiculés dans la psychologie de l’inconscient collectif, parfois mis en avant par les ados, les jeunes adultes ou encore par les seniors eux mêmes, notons qu’ils continuent de jouer un rôle de soutien économique et psychologique important au sein de la collectivité.

D’autre part, le vieillissement connaît actuellement le problème d’une image dévalorisée. La société actuelle associe davantage le problème de l’avancée dans l’âge à la perte d’autonomie et à la fin de vie, plutôt qu’à l’expérience et la sagesse sur le plan de la psychologie du vieillissement. Elle a développé une représentation psychologique dramatisée.

Faire des efforts pour rester jeune

Face aux problèmes psychologiques de cette image très négative de la vieillesse, les seniors s’efforcent de rester jeunes plus longtemps. Ils doivent « rester dans le coup », rester en forme, tout faire pour ne pas vieillir prématurément sur le plan physique et psychologique.

Notre société est obnubilée par l’apparence physique, l’image que l’on donne à voir aux autres, la jeunesse et le culte du corps. D’une certaine manière, elle pousse sur le plan psychologique les individus à « améliorer » leur image. On assiste actuellement à un engouement très important pour les consultations de chirurgie esthétique (lifting, injection de toxine botulique appelé plus couramment « botox »), afin de paraître beaucoup plus jeunes en camouflant le problème des rides, signes du temps qui passe. Ces thérapies connaissent un succès croissant : environ 100 000 opérations seraient pratiquées chaque année en France, et problème, un Français sur six, âgé de 50 à 75 ans, n’exclurait pas l’idée d’y avoir recours. Des thérapies médicamenteuses comme par exemple, la DHEA comparée à « une pilule miracle » ou « hormone de jouvence », ont été mises au point pour lutter contre le problème des effets du vieillissement. D’autre part, en matière de thérapie, de nombreuses recherches médicales et pharmaceutiques sont également en cours.

Les conseils du psychologue

La collectivité fait tout pour occulter les problèmes liés au vieillissement en obligeant les seniors à rester jeunes. Elle ne veut pas être confrontée à ses peurs psychologiques (peur de vieillir, peur de mourir). Par cette attitude, sur le plan psychologique, l’inconscient collectif empêche nos aînés de vivre cette étape, cette transition dans de bonnes conditions. En effet, les seniors ont besoin de faire un réel travail psychologique afin d’accepter leur propre vieillissement.

Vouloir rester jeune et en bonne santé le plus longtemps possible est une aspiration tout à fait légitime. Mais ce refus de vieillir ne doit pas conduire au jeunisme c’est-à-dire à « une tendance à exalter la jeunesse, ses valeurs, et à en faire un modèle obligé ».

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