Absence de désir et/ou désir d’infidélité ?

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Absence de désir et/ou désir d’infidélité

La sexualité est loin d’être une question de vice ou de perversion, elle n’en demeure pas moins complexe et question d’individu.

La sexualité est au cœur de la vie, vu que tout être naît forcément de la rencontre charnelle entre deux êtres (quoique avec les progrès de la procréation assistée cela reste discutable).

L’absence de désir est souvent la conséquence d’un mal-être

Mais dans un couple en souffrance, la sexualité demeure souvent l’iceberg émergent, le langage d’un mal être, l’homme étant, le plus souvent, celui qui s’en plaint le plus (« tu ne m’aimes plus, on ne fait jamais l’amour », « t’as jamais envie ! »).

Au delà de la technique, des savoirs-faire et des prouesses physiques, il s’agit bien plus de son rapport à soi, avant même le rapport à l’autre et des rapports sexuels en général.

Il est très fréquent que les femmes expriment un mal être profond par une absence de désir. Il est important de préciser avant toute chose, que le désir féminin est souvent un désir en pointillé, conditionné par sa disposition mentale, son humeur, sa disponibilité.

A l’inverse des hommes qui eux, si on les écoutaient, seraient toujours en « position allongée », puisque leur désir semble se loger sur un continuum.

Même si toutes les excuses, toutes les raisons et toutes les causes sont entendables et peuvent à maintes reprises expliquer un non-désir passager ou permanent (souvent plus problématique dans le couple), une des voies principales pour solutionner ce problème est le retour aux sources, à savoir au corps.

Se recentrer sur soi pour retrouver le désir

Se recentrer dans son corps, dans un corps sexué, un corps mouvant, désirant, en demande d’être touché car ainsi reconnu. Le désir, même s’il peut être lié à l’autre qui pourra susciter ou pas un émoi chez soi, est somme toute indépendant. Quels sont mes besoins ? Quelles sont mes envies ? Comment j’habite mon corps ? Comment je le fais bouger ? Dans ma façon d’onduler les hanches quand je marche, dans ma posture générale, épaules baissées ou ouvertes à la rencontre, tête levée ou enfoncée.

Tout ceci va au delà de l’érotisation de son corps, c’est l’essence même de sa manière d’être avec soi.

Certaines femmes résoudraient la question de l’absence ou de la perte de désir pour leur partenaire en changeant d’objet de désir, c’est-à-dire en changeant de partenaire, que cela reste fantasmé ou agi. L’expérience nous montre qu’alors le désir redouble, peut-être du fait de la nouveauté et de l’excitation de l’interdit, il n’y a eu qu’un déplacement du problème. On pense, à tort, que l’absence ou la perte du désir est dû à l’autre. Très souvent il est chez la femme une perte de l’élan vital, masquant parfois des signes dépressifs.

L’absence de désir chez l’homme est très certainement existant mais plus rarement évoqué. Les manques de désirs chez l’homme sont visibles (alors que pas forcément chez la femme) et il aura tendance à parler (s’il ose aborder la question) de difficultés d’érection plus que de troubles de son désir. Il semblerait que l’absence de désir touche l’homme dans son identité et pourrait remettre en question sa virilité, alors que cette question semble moins liée chez la femme dans sa féminité.

Désirer n’est pas qu’une question de femme, mais d’Homme en général, puisque c’est peut-être aussi ce qui nous différencie des animaux.
Désirer, c’est avoir envie de. Faire renaître en soi l’envie en remettant son corps en mouvence, car c’est bien dans le corps que se loge la pulsion de vie, puis diriger cette énergie vers l’autre et l’envie de rencontrer l’autre.

En fonction de l’éducation reçue, se vivre comme une femme désirante peut être vecteur de culpabilité. L’éducation de chacun et l’influence des images véhiculées par la société auront donc un impact majeur sur notre façon de vivre notre désir.

Ainsi certaines femmes vivent difficilement leur désir dans une image de femme sexuée, qui peut renvoyer à la notion de « femme souillée », objet du désir de l’autre. Cela questionne quant à son rapport à sa propre mère, l’image que celle-ci a pu nous transmettre.

La sexualité s’apprend ; un apprentissage dans son propre corps, un apprentissage au travers de l’expérimentation et de l’échange avec l’autre, ceci au travers d’une transmission culturelle, sociale, familiale.
Ce qui semble prégnant est somme toute le désir comme signal d’alarme dans le couple, puisque c’est souvent quand le désir va mal que le couple vacille. Et quiconque aura tenté de remettre son désir en branle dans des démarches d’infidélité se rendra vite compte que l’herbe est souvent plus verte ailleurs le temps de l’arrosage. Ainsi comme tout bon jardinier, l’amour, le désir, l’envie sont des graines à entretenir, fragiles tout au long des saisons.

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